4 Juillet, Image Laetitia Gessler

Le travail de Johanna Monnier s’articule principalement autour de la sculpture performative. Faites de textiles tels que maille, tricot, cuir ou skaï, de céramique ou encore de métal forgé, ces oeuvres naviguent entre costumes, accessoires et objets autonomes. Au centre de ces recherches se trouve l’objet, mais l’objet en mouvement. Une démarche qui l’amène à explorer deux domaines à première vue contradictoires  : la sculpture, inerte et permanente et le mouvement, instantané et éphémère.

Pour elle la mise en action de l’objet est essentielle car elle vient renforcer son caractère singulier. Elle se fait le plus souvent grâce au corps. L’oeuvre entre en rapport avec la personne qui la porte, l’endosse ou la manipule. Une proximité entre l’artiste, la pièce et la personne à qui elle est destinée accompagne donc souvent le processus de création du début à la fin.

La sexualité, le rituel, le travestissement et l’univers domestique sont les marqueurs essentiels de son travail. Par les codes du burlesque et de l'absurde, elle mets en acte le genre et le fétichisme, dans un univers parfois dérangeant et provocateur.

Après l’obtention de son diplôme de céramiste et du premier prix au CEPV de Vevey, Suisse, Johanna Monnier poursuit sa formation aux Beaux-arts de Paris, où elle y apprend le travail du métal et notamment celui de la forge. Elle réalise un échange d’un semestre à San Francisco en 2015 qui seras décisif pour l’orientation de son travail. Elle obtient son master avec les félicitations du jury en juin 2016.

Johanna Monnier a participé à diverses expositions, comme à l’ancienne gare de Fribourg, à la fondation Bruckner de Genève en 2010, où au Grand Cordel à Rennes en 2011.

Elle participe au « prix science po pour l’art contemporain » à Paris en avril 2013 et expose à La maison des ensemble a Paris en octobre 2013. Elle organise plusieurs événements dont une exposition collective à la maison la Fire House en juin 2015, à Berkeley en Californie. Elle expose à L’amour à Paris en janvier 2016 et participe à l’événement Performances chez Kit en mars 2016. Elle monte un projet de sculpture performative en collaboration avec la danseuse et chorégraphe Suisse Valentine Palley qu’elle présente lors de la Fête du Slip de Lausanne. Johanna travaille actuellement à l’exposition Félicità qui seras présentée aux musée des Beaux-arts de Paris durant les mois de mai et juin 2017.